Qui vous forme
Eliane RANOSY
Je ne me présente pas comme une experte de l'intelligence artificielle.
Je suis une passionnée des systèmes complexes.
Comptable de formation à l'INSCAE, promotion 1997. Rien, sur le papier, ne préparait une trajectoire
technologique. Mais je n'ai jamais appris de manière linéaire : je décortique, j'expérimente,
je cherche à optimiser l'existant. Chez Vivo Energy, filiale de Shell pour l'Afrique subsaharienne,
j'ai acquis les standards de la rigueur internationale. Puis quinze ans de transformation
organisationnelle : des institutions publiques en faillite à remettre debout, des projets de développement
financés par des bailleurs internationaux, des dirigeants à accompagner dans des décisions qu'on
ne prend qu'une fois.
Une conviction s'est forgée là : les dysfonctionnements ne sont jamais une fatalité.
Ce sont des mauvaises configurations, et une configuration se reconstruit.
En 2025, un voyage à Boston marque le tournant. Invitée à une conférence à Harvard Business School,
j'étais initialement sceptique face à l'IA. Ce que j'y découvre me bouleverse : des leaders qui
l'utilisent non pas pour remplacer l'humain, mais pour démultiplier leurs capacités cognitives,
structurer leur pensée et décider plus vite.
J'ai pensé à nos PME. À nos dirigeants qui portent tout sur leurs épaules, avec peu de ressources,
peu de temps, peu de systèmes. Et j'ai compris : l'IA est peut-être le raccourci le plus puissant
vers le développement que nous n'ayons jamais eu.
De retour à Antananarivo, j'ai appliqué ma méthode de toujours, comprendre la structure plutôt
que l'outil. En une nuit, j'ai conçu et déployé une équipe marketing complète de cinq agents IA
autonomes, chercheur, designer, créateur de contenu, reporting, stratège, tournant 24 heures
sur 24. Sans bagage technique. Sans compétences en codage.
Aujourd'hui, l'IA est au cœur de tout ce que je fais. Pas comme une discipline à part : comme le
levier le plus rapide que j'aie rencontré en quinze ans pour améliorer la performance d'une
organisation. C'est ce que je transmets, l'outil d'abord, parce qu'il faut le maîtriser.
Et surtout ce qu'on en fait ensuite.